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Débarbouillage de boîtel
après un mois vagabond
 
(toutefois pas lu la moitié, encore, alors, hein, pas nous en vouloir)
 
On voit qu’on n’est toujours pas sorti du dicco des rimes (de ADHOC à ZARDROC en passant par CHOC et PEBROC mais évitant le MAROC; attention! AOC, c’est hors course, évidemment).
 
On voit qu’on n’est pas sorti de l’auberge à l’enseigne des ²querelles sémantiques² (²haltères-mondialistes² et autres ²xxxxx-sens?²) et ce n’est pas la position du coq persuadé d’avoir fait l’œuf après s’être fait la poule qui arrangera le milkblich. Et donc vivent les ²zapories² (vite, modèrateurs, vérifiez si ²ça ² existe ; au passage et du coq à l’âne, rassurez-nous : ²eucanien², ça existe aussi?) !
 
On voit qu’en fait …  c’est pas la fête, on n’est pas sorti du tout, du tout, enfin, de l’œuf, quoi … Quand c’est-i qu’on se la brise la coquille? Quoique … là … J-Luc veut nous en coller une autre de coquille … Aïe! aïe! aïe! aïe! aïe! gemia, aïe! aïe! aïe! aïe! aïe! cantaba.
 
On voit que … Non, au fond, on voit pas grand chose; bien fait pour nous : pourquoi scruter le fond? Comme dirait l’autre, la mer est belle et tant qu’on est à la surface, et bien …  que voguent les caravelles au gré des alizés malins (une pensée tout de même pour les ceusses qui rament sur des galères) !
 

PS –

J-P L souligne un truc essentiel : si on entre en politique, faut avancer quelques billes (<<un autre modèle à proposer>>). Au plan économique, l’agate, la finalité si vous voulez, serait le distributisme. A priori, pourquoi pas? Mais avancer une finalité ne suffit pas. Déjà eu l’occasion sur cette liste d’évoquer le ²Cadre Logique² d’un projet. C’est en effet un projet qu’il nous faut exposer (communication! … qui quelque part déterminera nos moyens humains), projet complet, bien ficelé (toujours sous-entendu <<si on entre en politique>>), et en conséquence, outre finalité, des objectifs à diffèrents niveaux, des stratégies et moyens (matériels, humains) pour les atteindre, l’identification de points d’appui favorables comme d’obstacles à éviter ou surmonter (à commencer par tout ce qui a ²gouverné² l’humanité depuis qu’elle a fait irruption dans ce ²bas-monde², tout ce que nos gentils cercles vertueusement ignorent), enfin quelques éléments a priori d’évaluation.
Le <<comment?>> de J-P L est très peu parlant pour quel que lecteur-auditeur candide que ce soit, même de bonne volonté, faiblement convaincant pour tout dire : <<il faut … il faut>> vaut à peine mieux que <<faut qu’on>> ou <<faudrait>>. Quand nous mettrons-nous au travail là-dessus? Quand regarderons-nous les choses en face et appellerons-nous un chat un chat? C’est d’une révolution qu’il est question, alors comment le dire (communication), l’esquisser (stratégies concrètes et non théories), l’amorcer(nos forces … réelles!) ?
La première <<action populaire>> sera celle des ²échanges … populaires² (plutôt qu’éducation populaire), deuxième thèse de J-P L, mais … rien jusqu’alors n’a été organisé en cette direction. Pourtant que de grain à moudre, soit, tout près de nous, autour des remous en ATTACie, soit, à un peu plus de distance, eu égard à l’échec du dit ²socialisme réel².
 
 
 
Pour résumer …
-on se démerde pas trop mal pour pointer –entre nous!- ce qui ne va pas (quoique de facto on n’amène pas grand chose de neuf sur le sujet –est-ce d’ailleurs possible?-),
-certains proposent des exemples concrets de sortie du système mais à l’échelon individuel ou quasi (entre autres le journal ²la Décroissance²),
-d’aucuns avancent l’idée de changer de système mais sans vraiment faire ²vivre² sous leur plume leur utopie ni fixer le cheminement pour y aboutir (les distributistes, par exemple),
- et dans tous les cas on est coincé dans notre petit univers avec y compris nos petits chefs!
 
C’est ça qu’est de la frime, les copains!
 
 
Annick et Philippe CATHELAIN, Tremblay-en-France, Seine Saint-Denis
(<<croître ou ne pas croître, là n’est pas la question>>)
 

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Je te remercie de bien vouloir diffuser ce qui suit en réponse à ton "débarbouillage" du 2 Octobre.
Et pour que ce soit bien clair pour tous,  je commence par recopier ce que tu écris.

 
J-PL souligne un truc essentiel:  si on entre en politique,  faut avancer quelques billes ("un autre modèle à proposer").  Au plan économique,  l'agate,  la finalité si vous voulez,  serait le distributisme.  A priori pourquoi pas? Mais avancer une finalité ne suffit pas.  Déjà eu l'occasion sur cette liste d'évoquer le "cadre logique" d'un projet.  C'est en effet un projet qu'il nous faut exposer (communication!) qui quelque part déterminera nos moyens humains,  projet complet,  bien ficelé (toujours sous-entendu "si on entre en politique") et en conséquence, outre la finalité des objectifs à différents niveaux,  des stratégies et moyens (matériels,  humains) pour les atteindre,  l'identification de points d'appui favorables comme d'obstacles à éviter ou surmonter (à commencer par tout ce qui a "gouverné" l'humanité depuis qu'elle a fait irruption en ce "bas monde",  tout ce que nos gentils cercles vertueusement ignorent),  enfin quelques éléments d'évaluation. 
 
Le "comment" de J-P L est très peu parlant pour quelque lecteur auditeur candide que ce soit, faiblement convaincant pour tout dire:  "il faut,  il faut" vaut à peine mieux que "faut qu'on" ou "faudra nous mettre au travail là-dessus".  Quand regarderons-nous les choses en face et appellerons-nous un chat un chat?  C'est d'une révolution qu'il est question,  alors comment le dire (communication),  l'esquisser (stratégies concrètes,  théories),  l'amorcer (nos forces réelles!).
 
Heureux de voir le distributisme figurer parmi les billes qu'on peut "jouer"!   
Vraiment rien à ajouter aux conditions que tu énumères dans ton premier paragraphe. 
Mais... 
J'ai toujours bien fait attention de ne pas apporter le distributisme tout emballé ficelé sur un plateau.   
Pourquoi ce qui nous stimule dans le débat sur la décroissance,  à savoir que la position "décroissanciste" se cherche encore et devra probablement se chercher toujours (même dans le cadre du distributisme),  ne serait-il pas tout aussi stimulant dans le cas du distributisme?   
 
M'efforçant toujours d'être discret,  je n'ai sans doute pas suffisamment précisé les pistes sur le pourquoi et le comment.
En abrégeant:      
POURQUOI?
Parce que l'obligation de croissance des profits monétaires (on oublie malheureusement toujours de préciser la raison monétaire,  mécaniquement principale) interdit toute décroissance de l'empreinte écologique.
Parce que la façon dont le capitalisme va virer au "vert" après Grenelle en France comme c'est déjà le cas aux Etats-Unis,
¤  ne réduira pas l'empreinte écologique (il faudra vendre de plus en plus de produits "décroissants" comme il fallait vendre de plus en plus de produits croissants).
¤  ne relocalisera pas davantage l'économie
¤  continuera de laminer les peuples sous le productivisme labellisé vert ou décroissant,  que les plus riches auront les premiers les moyens d'acheter,  avec la certitude de montrer l'exemple en prime.
Parce que le distributisme est le seul modèle qui permette de réaliser la décroissance sans se tirer une balle dans le pied.
Nous sommes en effet aujourd'hui tous liés au principe de la croissance des profits monétaires.  Si la conso s'arrête,  adieu salaires,  adieu service public,  puisqu'ils sont financés par la redistribution des profits monétaires.  De la croissance (des profits monétaires) la gauche se veut aussi "responsable" que la droite,  reprochant même à celle-ci de ne pas en faire assez par d'autres moyens.  
 
COMMENT?
Je ne vais pas rappeler ici en détail la technique même du distributisme
Pour simplifier,  dans le cadre d'une "com" d'aujourd'hui,  retenir toutefois: 
¤  Les produits et services disponibles pendant une certaine période sont "chiffrés" et cette somme distribuée aux usagers. 
Là,  bien sûr il y a beaucoup à CHERCHER encore,  mais il me semble que ça ne doit pas faire peur aux décroissancistes. 
S'ils préfèrent que les "chercheurs" capitalistes continuent de "trouver" pour eux... bonne nuit les petits!
 
LA SOMME des MOYENS D'ECHANGE (revenu pour faire simple) CONSTITUE UN REVENU REELLEMENT GARANTI (ce que n'a jamais assuré le marché concurrentiel) et COMPLET (pas besoin de se faire encore plus flexible pour le compléter). 
Il n'y a donc plus besoin de faire du profit pour lancer une production ou un service,  tout peut être acquis,  on n'en fait pas plus que ce dont on a l'usage.  On s'investit dans les activités de son choix et on peut les rendre dès le départ écologiques,  participatives,  éducatives.
 
Au plan strétégique ou politique,  retenez aussi l'idée que:
L'AVENIR DE LA PLANETE EST DE LA RESPONSABILITE DE TOUS SES USAGERS et pas seulement d'une frange de conscientisés écolos bien sympathiques.  
NOUS DEVONS DONC Y INTERESSER TOUS LES USAGERS.
Comment le faire mieux qu'en se fixant comme objectif UN REVENU GARANTI COMPLET POUR TOUS,  directement proportionnel à la REALITE des richesses créées,  sans devoir en faire du profit?
 
Avec cet objectif-là,  au lieu de faire fuir avec des propos de privation et des attitudes moralisatrices à la Al Gore,  
on dispose d'une "enveloppe" de générosité(s) propre à ranimer toutes les espérances interdites (et qui le seront de plus en plus gravement) par le modèle actuel.
Des espérances qui,  si on ne leur offre pas rapidement l'occasion de s'exprimer "par le haut",  se feront récupérer par des démagogues et bonjour l'écototalitarisme!
 
C'est le moment ou jamais de mettre en ondes politiques!  
 
A bientôt